Dimanche 3 juin 2007
7
03
/06
/Juin
/2007
12:00
Fresque du cloître de San Lorenzo
Cela fait maintenant deux mois que je vis à Florence. Je me rends compte à quel point le temps passe vite, même si au début tout n'a pas été facile. J'ai commencé à travailler à peine arrivée, mais mon stage se termine incessament sous peu dans la mesure où les grandes vacances sont prévues pour dans à peine une semaine, soit à partir du 9 juin.
Curieusement, les choses dont je suis le plus fière ont trait à la vie quotidienne, comme réussir à s'acheter un ticket de bus, ne plus se perdre dans le dédale des rues médievales, ou encore réussir à faire ses courses comme les vrais italiens (non, je ne suis pas folle!). En effet, ici pour acheter ses légumes, il faut se munir de gants en plastique (fournis avec les sacs) pour les choisir... Autant de détails qui ont une grande importance et qui vous font vous sentir d'ici. Comment ne pas parler de la langue... Lors de mon bref retour en France, je me suis aperçue à que point, au bout de deux mois d'immersion, il devient difficile de se réadapter à la sienne... Du moins dans les premières heures...

Vue de Florence depuis les jardins Bardini
Dernière chose et non des moindres... on s'habitue à tant de beautés. Evoluer au milieu des statues de la Renaissance, des fresques des plus grands, des palais, des tours... au milieu de cette pietra serena qui fait le charme de Florence (c'est la pierre locale, comme la brique de Toulouse)... Mais surtout de cette lumière si particulière à la Toscane. Ici, on dirait que le ciel est plus bleu, le soleil plus jaune... D'ailleurs, ne parle-t-on pas de la couleur "terre de Sienne", qui n'est pas si éloignée...
Et puis, cet espèce de fatalisme si cher aux italiens, ici rien n'est grave, à part le calcio (le foot en d'autres termes), le linge peut bien pendre aux fenêtres, aucun syndic ne vous dira que ça fait négligé. Les façades teintées d'ocre et parfois défraichies, les persiennes, presque toutes vertes...